Le vote du Budget Prévisionnel 2010 du Conseil Général longtemps attendu arrive enfin. Cela permet de rassurer les bénéficiaires de subventions (communes, intercommunalités, associations, organismes divers) jusqu’à présent très inquiets pour leurs projets et leur fonctionnement annuel.
Tous les départements ont été confrontés à une hausse de leurs dépenses obligatoires d’action sociale dû à l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA, de l’APA…. Et d’autre part, ils ont subi une baisse de recettes liée à la diminution des transactions immobilières revenant aux taux des années 2002-2003. La solution, pour faire face aux nouvelles dépenses du Conseil Général se décline en 3 points :
- faire des économies
- faire des choix dans les politiques à mener
- recourir à l’emprunt
Faire des économies : le Président du Conseil Général n’a pas été un exemple
en créant un échelon supplémentaire avec les 13 territoires en 2005. Désormais, chaque territoire possède « sa maison ». Le coût global de construction de ces maisons s’élève aujourd’hui à 34 268 792 €. Cependant, notre avis semble avoir été entendu puisque les travaux de ces maisons sont suspendus en attente du futur découpage territorial.
Faire des choix : au-delà des compétences obligatoires, à savoir, les personnes âgées et handicapées, les routes et l’éducation, nous n’aurions pas fait les choix de retarder les grands chantiers de modernisation des collèges, de se désengager du logement social, de repousser les travaux du SYMBHI et de diminuer cette année encore la subvention au Comité Départemental du Tourisme
Recourir à l’emprunt : nous aurions proposé un emprunt supérieur à celui soumis par la majorité de gauche qui est de 74,7 M d’€. Car nous pensons que sur un budget de 1 426 M d’€, c’est un endettement plus que raisonnable ! En période normale, avoir un faible endettement, c’est bien. Mais en période de crise ne faut il pas savoir faire bouger les limites ?
10 à 20 M € d’emprunts supplémentaires, se rajoutant à d’autres choix pour réaliser des économies, auraient permis de ne pas se désengager de secteurs importants et qui ne font pas partie des compétences obligatoires, mais qui sont néanmoins dignes de ne pas être abandonnés.
On a coutume de dire que c’est dans le gros temps que l’on reconnaît le marin.
Et force est de constater que, s’agissant du Budget Primitif 2010, le bateau du Conseil Général aurait pu prendre un meilleur cap.





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